& End

Bonjour.

Premiere histoire : Mélody.
Deuxième histoire. : L'éternité dans un baiser.

Bonne lecture.

# Posté le mercredi 22 août 2007 09:26

Modifié le samedi 24 novembre 2007 06:58

Mélody - Partie Une

Mélody




Son nom résonne comme la plus belle des mélodies. Mais son nom à elle s'est Mélody. Mélody, elle parle très peu, voir pas du tout, elle s'est renfermé sur elle même, depuis cet accident qui a changer sa vie, cet accident qui a pourtant failli lui perdre la vie, mais ou elle seule sans est sortie. Ou elle a perdu toutes les personnes qui compter le plus pour elle.
Maintenant, Mélody elle est seule. Seule. A jamais...

Je suis cette Mélody qui n'arrive plus qu'a parlé avec les yeux. Je n'arrive plus à émettre aucun son de ma bouche, je n'ai plus la force de parler aux autres. Pourtant parfois j'aimerai. J'aimerai sortir des jolies phrases constituées de magnifiques mots aux gens qui m'entourent.
Mais je n'y arrive plus. J'ai peur.
Mes mots sont dans ma tête et je ne peux les partager avec autrui.

Je suis comme muette.

Alors quand les mots veulent vraiment sortir. Quand il veulent vraiment s'échapper je monte là-haut. Tout là-haut. Je cueille quelques fleurs puis je laisse échapper certaine phrase comme ça.
Sans que personne ne puisse m'entendre. J'ai peur de la foule, des gens qui m'entourent.
Quand ils m'adressent un simple mot je bloque. Je ne fais plus confiance à personne. Juste à cette haute colline et à celle qui m'a aidé.

« Je suis légère comme un oiseau, lourde comme une plume et pourtant je n'arrive pas à monter plus haut. »

Seule phrase de la soirée. Je n'ai pas besoin d'un torrent de mot, eux me suffisent.

Il fait nuit noire. Plus personne n'ose mettre un pied dehors à cette heure-ci. A l'heure ou moi je sors de ma cachette pour me balader tranquillement dans les rues seulement éclairées par les quelques réverbères posés ici et là.

Je pose un pied, puis l'autre. Pas trop près mais pas trop loin non plus. Et je marche. Laissant entendre le bruit résonnant de mes semelles sur le béton froid de cette ville sombre.

Et je marchais, je marchais, laissant une traînée de couleur derrière moi. Certes je n'arrivais plus à me confier aux gens qui m'entouraient. Mais j'arrivais quand même à laisser de la couleur autre que du noir et du blanc derrière moi.

J'avais appris, en restant cloîtrée chez moi que ce n'est pas parce que tu restes chez toi, à broyé du noir que les personnes que tu aimes vont revenir. Alors je me suis mise à broyé du rose, du vert, du jaune, du rouge... De la couleur quoi.
C'est toujours plus agréable à voir que le noir.

Et mes pas s'enchaînant. Toujours en traçant un chemin couleur arc-en-ciel.
Et j'ai senti une main se poser violemment contre ma bouche et quelqu'un poussé aussi brusquement dans une ruelle.
Mon c½ur c'est vite emballé. Il se serrait de plus en plus. Je ne savais pas ce qu'y était en train de m'arriver.
J'pouvais même pas crier. Crier pour demander de l'aide, ou tout simplement pour qu'on me repère, alors je ne faisais que pleurer. J'laissais échapper les larmes de la peur.
Et cette personne m'a retourné vers lui.

« Désolé, je n'voulais pas te faire peur. »

C'est pourtant ce que tu as fait. Imbécile.

« Mais j'avais peur pour toi. »

Comment ça ?

« Y avait des gens pas très nets qui t'suivait depuis un moment.
- ...
- Pourquoi tu parles pas ?
- ... »

Je t'en pose des questions moi ?

J'ai essuyé les quelques larmes qui coulaient encore sur mes joues et je suis partie. Du moins j'ai essayé de repartir tracer mon chemin. Mais il m'a retenu par le bras.

« Attends ! Pars pas encore. C'est risqué ! »

Et j'ai pu distinguer son visage. Un visage d'ange.
J'pouvais même plus bougé. J'étais sur le plus beau des nuages. J'voyageai dans ses beaux yeux. Comme si j'étais plongée dans une fontaine de chocolat.
Et je suis redescendu sur terre, d'un coup. Et je les laissé. Tout seul.

Mais c'était plus la même chose. Mes pas ne laissaient plus une traînée de couleur. Mes pas maintenant ils étaient comme moi. Ils avaient peur. Alors ce n'était plus des petits pas lent que j'entreprenais de faire mais des grands pas rapide qui m'emmènerait jusqu'à ma maison du bonheur.

# Posté le mercredi 22 août 2007 09:31

Modifié le mercredi 03 octobre 2007 06:27

Mélody - Partie Deux

 Mélody - Partie Deux
J'suis enfin arrivée près du grand chêne. J'me suis agenouillé devant lui et j'ai cueillie les petites fleurs bleues qui se trouvaient coincées entre deux racines. Et j'ai repensé à lui. A cet ange tombé du ciel.
J'pouvais plus me l'enlevais de la tête. C'est comme si je m'étais noyée dans cette fontaine de chocolat.
Et j'ai repris mon chemin vers la cabane. Arrivée là-bas je me suis directement allongée sur le lit en bois, et j'ai fermé les yeux. Et je suis partie chercher la terre chocolat.
Mais la terre était insaisissable. Je ne pouvais ni la toucher, ni la ramasser alors je continuais de nager. Nager dans un océan. Nager jusqu'à ce que le soleil vienne éclairer mon visage.

J'me suis alors levée, je suis sortie, allant cueillir une pomme et je suis allée me perdre sur une chaise en bois. Mes pensées toujours obsédée par cet ange...

J'ai entendu la légère planche de bois qui nous servait de porte s'ouvrir, grinçant insensiblement.

« Et ma chou' ! J'ai rencontré un garçon. »

Moi aussi choupette, moi aussi...

« Ce garçon, il est beau. Il est grand, il est impressionnant. Il est... »

Je me contentais de sourire. Elle était heureuse. Amoureuse...

« Mais, il veut que je vienne au cinéma avec lui, et son frère, le problème c'est que je n'ai pas du tout envie d'y aller toute seule et... J'ai pas d'argent... »

Et j'ai baissé la tête. Je voulais lui faire partager mes idées me je bloquais comme à chaque fois.
Je n'y arrivais pas.
Je pense que si je bloquais c'est surtout pour ne pas m'attacher autant à quelqu'un pour ne pas souffrir comme avant.
Mais à quoi bon. A présent je m'étais déjà beaucoup trop attacher à elle.

« J'peux venir avec toi. Et s'il t'aime autant que toi tu l'aimes il voudra bien te payer une place en plus.
- Comment tu sais que je l'aime ? »

Et pour réponse, j'ai tout bonnement haussé les épaules.
Ca recommencer...

Et c'est comme ça qu'on s'est retrouvé devant une salle de cinéma à attendre les deux mystérieux frères.

Je n'avais aucunement envie de voir du peuple, encore moins du peuple que je ne connaissais pas du tout, mais je voulais vraiment lui faire plaisir, qu'elle soit encore plus heureuse. Plus qu'elle ne l'était maintenant.

« « Ils s'appellent Bill et Tom. »

Je souris. Ca me fait vaguement penser à Boule et Bill.

« Punaise, ils sont long... »

Je sais Chou', je sais que tu as envie de voir ton lui*. Que tu veux qu'il te serre fort pour ne plus te lâcher après. Que vous ne formiez plus qu'un. Pour que... Oh mon Dieu ! C'est lui. C'est l'ange. L'ange que j'ai vu la dernière fois. Hips. J'ai du mal à respirer. J'me sens toute bizarre. Je tremble. Je...

« Et choupette, ça va ? T'es toute pale ! »

Je le pointe du doigt. Lui.
Il se rapproche. De plus en plus de nous. Pourquoi ? Lui et... L' autre !

« C'qui ? »
« Bill... Et Tom apparemment... »

Tom. Son nom résonne dans ma tête. Il va tellement bien avec lui. Il est parfait. Parfait.

Ils se trouvent maintenant à trois centimètres de nous à peine. J'ai toujours autant de mal à respirer. Ils disent bonjour à mon Chou' puis à moi même.
Je sens sa peau effleurer la mienne. Electrochoc. Respiration coupée. Frissons dévastateur.

« J'savais que j'allais te revoir un jour... »

Putain sa voix. Plus belle que le premier jour.

« T'es toujours aussi peu bavarde à c'que j'vois. J'aime bien. »

Je hoche la tête de haut en bas, puis de droite à gauche. Je ne sais plus quoi dire, ni quoi faire.
Je suis complètement... Paralysée.

« C'dommage que j'ai déjà une copine. »

Bam ! Je redescends sur terre. Les larmes montent sans trop savoir pourquoi. Il a une putain de copine. J'suis fichue. J'suis fixée. J'pourrais plus jamais me noyer dans cet océan de chocolat. Plus jamais. Jamais.

# Posté le mercredi 22 août 2007 13:21

Modifié le mercredi 03 octobre 2007 06:28

Mélody - Partie Trois

Mélody - Partie Trois
On rentre dans le cinéma. Plus aucun sourire ne s'affiche sur mon petit visage. Plus aucune expression. Je suis vidée. Mais pourquoi ?
J'le connais même pas.

J'me dirige directement dans les toilettes de cet endroit peuplé de gens tandis qu'eux se dirigent dans la salle.

Enfermée dans cette cabine microscopique. J'enlève mon collier qui décoré mon cou, et prend l'épingle à nourrice qui se trouvait dessus. J'sais pas pourquoi j'ai fait ça.
Je l'avais jamais fait auparavant, mais j'étais tellement énervée, perdue, dégoûtée qui fallait que je me venge sur quelqu'un, et se quelqu'un c'est moi...
J'me suis fait saigner, saigner. Saigner pourtant, il restait encore de la rage en moi. Trop.
Alors j'ai recommencé. Encore, et encore. Jusqu'à que mes pauvres petits bras souffre de trop.

Et je suis partie retrouver les autres. Bien sur je me suis retrouvée à côté de celui qui a de nouveau brisée ma vie. Un putain d'inconnu à briser ma vie... Encore.
J'en peux plus d'avoir mal.

« Ca va ? Dit-il en posant sa main sur mon bras. »

Douleur intense. Mains qui se serrent. Yeux qui mouille. Claque mérité.

« Me touche pas ! Sale imbécile ! Tu vois pas que j'ai mal !!! »

Parfois, les mots sortent vraiment tout seul, sans qu'on puisse les arrêter. Pourtant j'aimerai, mais
j'avais dit que j'en pouvais plus !

Bouche bée. Il n'en reviens pas. De ? Que je l'ai giflé ou que je lui ai enfin adressé la parole ?

Peu importe.

J'suis partie de la salle, et je suis allée me réfugier sur une marche d'un grand escalier.
En pleurs. J'avais beaucoup trop mal. J'étais vraiment trop mal.
Mais c'était ma punition. Fallait que je me punisse d'être tombé sous le charme d'un pauvre imbécile.

Et j'ai senti sa main se poser sur mon épaule.

« Tu m'diras rien pas vrai ? »

J'hausse les épaules.

« J'peux voir ton bras ? »

Pourquoi tu veux m'observer ? Je fronce les sourcils.

« Ca veut dire non j'imagine. »

Bravo.

« J'suis désolé, je voulais pas te faire mal dans la salle. Mais je suis pas dupe. Arrête de faire ça, ça te détruit encore plus. »

J'suis déjà morte.
Tu m'as tué.
Encore plus.

« T'écoutes ? »

Je soupire. Bien sur que j'écoute tu veux que je fasse quoi d'autre ? Que je chante ?

« Okay. Bon. J'suis pas venu pour t'faire la moral tu sais. »

Heureusement.

« J'voulais juste savoir comment ça allait. »

J'ai tourné la tête vers lui.
Merde. J'me suis encore perdue.
Mais en pire.

Pire que le pire ? Ca existe ?
Hips.

« Ca va, t'en fait pas pour moi. Mais arrête de me cacher dans ton océan. Après je m'y retrouve plus. Plus du tout. »

Et j'lui ai souris. Enfin...

« Allez viens, on retourne dans la salle. »

Non.

« Pourquoi non ? »

Oups. Comment tu sais ?

« Tu sais, moi je sais tout. Je suis devin ! Dit-il en riant. »

Flûte. Mais il lit dans mes pensées ou quoi, serais-ce vraiment un ange ? Un ange tombé du ciel pour veiller sur moi, et me protéger ?

Mélody, respire et calme toi, tu commences à délirer là.
Légèrement.

Brûlure intense. Picotement douloureux. Larmes qui se perdent.

« Ca te fait mal ? »

A peine...

« Faut désinfecter tu sais. Tu risques beaucoup de chose en faisant ça... »

De quoi je me mêle ?

« Viens. »

Il me prend par le bras et me tire. Mais quel con celui la. Je lui retire brusquement sa main de mon petit bras meurtri et reste clouée sur place.

« Viens je te dis, je te laisserai pas comme ça. J'veux pas qu'il t'arrive quoi que ce soit. Pas tant que tu seras dans cet état. »

J'me suis mise à pleurer. Pleurer comme une pauvre enfant de cinq ans.
Il m'a d'abord prit dans ses bras. Essayant en vain de me calmer, mais sans succès. Les larmes coulaient à flot ne voulant pas s'arrêter de si tôt. Elles étaient bien elles, elles étaient en voyage, elles parcouraient mon visage. Heureuses de pouvoir enfin sortir de leur enclot.

« Arrête. »

Arrête ! Arrête ! Arrête ! J'veux plus avoir mal. J'veux pas souffrir encore. J'veux plus pleurer.
Trop tard. Pourquoi ? Pourquoi t'es rentré dans ma vie !

Putain d'Ange de Satan.

Et je l'ai poussé. Poussé violemment, en me faisant mal. Très mal. Trop mal...

« Attend !! Reviens !! »

# Posté le mercredi 22 août 2007 14:23

Mélody - Partie Quatre

Mélody - Partie Quatre
Trop tard. J'étais déjà sorti du cinéma. Courant à travers la ville. Traversant tous les torrents...
Et je me suis assise, par terre. Dans une ruelle sombre. Oups ! Mauvaise ruelle.
J'étais dans la ruelle ou je l'avais ''rencontré'' pour la toute première fois.
Putain.
Alors j'ai repris l'épingle à nourrice. Et cette fois-ci, j'ai enfoncé plus fort...
Y avait du sang partout. Partout sur mes vêtements. J'arrivais pas à l'arrêter. J'en perdais sûrement trop. Tant pis.
J'étais limite en panique. J'voulais pas encore mourir. Pas avant d'avoir dit au revoir à ma chou'...

Après une bonne quarantaine de minutes je suis retourné devant le cinéma pour les attendre. Je ne devais pas avoir bonne mine. Je devais même faire peur. Très peur...

Et il m'a trouvé, en panique.

« Putain t'es là, je t'ai cherché partout. Tu peux pas savoir comme j'ai eu peur. Arrête. M'fait plus se genre de chose. Plus jamais... Du moins si on se revoit un jour... Mais refait plus ça maintenant en tout cas. S'il te plait. »

Reste forte Mélody, reste forte. Ne pleure pas. S'il te plait ne pleure pas.
Putain de larmes vous pouvaient pas rester là où vous êtes !!

« Pleure pas, s'il te plait... »

J'me suis glissée dans ses bras, me recouvrant de sa veste immense, en continuant de pleurer. Il me serrait contre lui. Comme s'il voulait que je le quitte plus. Et il a remarqué le sang qui tacher mes vêtements.

« Putain. Pourquoi tu l'as refait. »

Refait ? Quoi ?

« Pourquoi tu t'es refait ces putains de coupures sur ton petit bras ? »

... Tom... J'en avais besoin, c'était plus fort que moi. Tu peux pas comprendre... Toi, t'as tout pour être heureux.

« Mais pourquoi ? Pourquoi tu fais ça ? T'as des raisons au moins ? Y a que les lâches, les égoïstes qui font ça !! »

Y a que... Que...

« Dis moi ! Dis moi pourquoi tu t'as fais ça ! »

Non.

« Dis le moi !!!
- Tom... Reste calme. S'il te plait. Ne t'énerve pas.
- Mais dis le moi putain ! Pourquoi tu vas me le dire ? Pourquoi ?
- J'croyais que tu voulais pas me faire la moral.
- J'veux surtout éviter que tu te fasses du mal !!
- Et pourquoi ??!!
- Parce que...
- ... ? »

Parce que quoi ??!! Dis moi toi aussi ? Pourquoi ?

... Tom ?
Tom... Pourquoi la fontaine déborde ? Pourquoi y a des gouttes qui viennent aussi se perdre sur ton visage ? Pourquoi ?
Tom... Attends... Reviens...

« Pourquoi il a fallut que je te revois aussi ? Pourquoi j'ai ce putain de destin déjà tracé ? Et après on dira que ce n'est qu'un pur hasard. L'hasard de l'infini... Tu sais... J'me suis beaucoup attaché à toi depuis hier... Trop... J'sais pas pourquoi, j'ai cette sensation étrange que tu as besoin d'aide et que je devais t'aider... Mais en faite je me suis rendu compte que mon aide te servait à rien !! Pourquoi tu parles pas ?? T'es doté d'une voix, d'une putain de belle voix, putain mais joue avec quoi y'en a qui galère à essayer d'parler, et toi tu t'en prives. T'es vraiment qu'une petite insouciante de la vie. Petite idiote. Tu m'insupportes. Je méprise ton silence. Tu sais quoi, fait comme moi, oublie-moi !! »

Choc. Voiture. Freinage brutal. Cris. Saut. Rouge. Sang...

Pardon Tom... Mais tu m'as fait trop de mal... Beaucoup trop...
Toi. Inconnu de mon c½ur.

A présent, je suis étalée sur le sol. Plongée entre la vie et la mort. Pitié, faite que je me dirige vers la mort. Cette putain de mort qui m'a volé tous mes les êtres les plus importants de ma vie.

Mes yeux se ferment. Enfin, je me dirige droit vers la... Mort ?

Adieu Tom, Chou'...

# Posté le mercredi 22 août 2007 15:02