Mélody
Son nom résonne comme la plus belle des mélodies. Mais son nom à elle s'est Mélody. Mélody, elle parle très peu, voir pas du tout, elle s'est renfermé sur elle même, depuis cet accident qui a changer sa vie, cet accident qui a pourtant failli lui perdre la vie, mais ou elle seule sans est sortie. Ou elle a perdu toutes les personnes qui compter le plus pour elle.
Maintenant, Mélody elle est seule. Seule. A jamais...
Je suis cette Mélody qui n'arrive plus qu'a parlé avec les yeux. Je n'arrive plus à émettre aucun son de ma bouche, je n'ai plus la force de parler aux autres. Pourtant parfois j'aimerai. J'aimerai sortir des jolies phrases constituées de magnifiques mots aux gens qui m'entourent.
Mais je n'y arrive plus. J'ai peur.
Mes mots sont dans ma tête et je ne peux les partager avec autrui.
Je suis comme muette.
Alors quand les mots veulent vraiment sortir. Quand il veulent vraiment s'échapper je monte là-haut. Tout là-haut. Je cueille quelques fleurs puis je laisse échapper certaine phrase comme ça.
Sans que personne ne puisse m'entendre. J'ai peur de la foule, des gens qui m'entourent.
Quand ils m'adressent un simple mot je bloque. Je ne fais plus confiance à personne. Juste à cette haute colline et à celle qui m'a aidé.
«
Je suis légère comme un oiseau, lourde comme une plume et pourtant je n'arrive pas à monter plus haut. »
Seule phrase de la soirée. Je n'ai pas besoin d'un torrent de mot, eux me suffisent.
Il fait nuit noire. Plus personne n'ose mettre un pied dehors à cette heure-ci. A l'heure ou moi je sors de ma cachette pour me balader tranquillement dans les rues seulement éclairées par les quelques réverbères posés ici et là.
Je pose un pied, puis l'autre. Pas trop près mais pas trop loin non plus. Et je marche. Laissant entendre le bruit résonnant de mes semelles sur le béton froid de cette ville sombre.
Et je marchais, je marchais, laissant une traînée de couleur derrière moi. Certes je n'arrivais plus à me confier aux gens qui m'entouraient. Mais j'arrivais quand même à laisser de la couleur autre que du noir et du blanc derrière moi.
J'avais appris, en restant cloîtrée chez moi que ce n'est pas parce que tu restes chez toi, à broyé du noir que les personnes que tu aimes vont revenir. Alors je me suis mise à broyé du rose, du vert, du jaune, du rouge... De la couleur quoi.
C'est toujours plus agréable à voir que le noir.
Et mes pas s'enchaînant. Toujours en traçant un chemin couleur arc-en-ciel.
Et j'ai senti une main se poser violemment contre ma bouche et quelqu'un poussé aussi brusquement dans une ruelle.
Mon c½ur c'est vite emballé. Il se serrait de plus en plus. Je ne savais pas ce qu'y était en train de m'arriver.
J'pouvais même pas crier. Crier pour demander de l'aide, ou tout simplement pour qu'on me repère, alors je ne faisais que pleurer. J'laissais échapper les larmes de la peur.
Et cette personne m'a retourné vers lui.
« Désolé, je n'voulais pas te faire peur. »
C'est pourtant ce que tu as fait. Imbécile.
« Mais j'avais peur pour toi. »
Comment ça ?
« Y avait des gens pas très nets qui t'suivait depuis un moment.
- ...
- Pourquoi tu parles pas ?
- ... »
Je t'en pose des questions moi ?
J'ai essuyé les quelques larmes qui coulaient encore sur mes joues et je suis partie. Du moins j'ai essayé de repartir tracer mon chemin. Mais il m'a retenu par le bras.
« Attends ! Pars pas encore. C'est risqué ! »
Et j'ai pu distinguer son visage. Un visage d'ange.
J'pouvais même plus bougé. J'étais sur le plus beau des nuages. J'voyageai dans ses beaux yeux. Comme si j'étais plongée dans une fontaine de chocolat.
Et je suis redescendu sur terre, d'un coup. Et je les laissé. Tout seul.
Mais c'était plus la même chose. Mes pas ne laissaient plus une traînée de couleur. Mes pas maintenant ils étaient comme moi. Ils avaient peur. Alors ce n'était plus des petits pas lent que j'entreprenais de faire mais des grands pas rapide qui m'emmènerait jusqu'à ma maison du bonheur.